A | B | C | D | E | F | G | H | I | K |
L | M | N | O | P | R | S | T | V
A
  • ALD
    Affection de Longue Durée. Au regard de la Sécurité Sociale, affection comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse pour laquelle la participation de l'assuré aux frais médicaux est supprimée : c'est la "prise en charge à 100 %". La SEP fait partie des maladies ouvrant droit à cette exonération du ticket modérateur. Pour plus d'informations voir également l'essentiel sur l'Affection Longue Durée.

  • Anesthésie
    Perte totale ou partielle de la faculté de percevoir les sensations (sensibilité). Elle peut être provoquée par un médicament (anesthésique) ou par une atteinte neurologique. Elle fait partie des différents troubles sensitifs observés au cours de la SEP.

  • Anticorps
    Protéines spécifiques fabriquées par certains globules blancs (lymphocytes B) à la suite de l'introduction dans l'organisme d'une substance étrangère (bactérie, virus, protéine.) appelée antigène. Les anticorps se fixent sur les antigènes pour les neutraliser et protègent ainsi l'organisme notamment contre les infections.
    La production d'anticorps peut parfois être anormale : c'est le cas de l'auto-immunité par exemple, où les anticorps sont dirigés contre des constituants normaux de l'organisme.

  • Anti-inflammatoire
    Qui lutte contre l'inflammation. Il existe deux grands types de médicaments ayant cette propriété : ceux dérivés de la cortisone (les corticoïdes), utilisés lors des poussées de SEP et ceux non dérivés de la cortisone (anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS).

  • Asymptomatique
    Se dit d'une maladie ou d'une lésion qui ne provoque pas de symptômes (on dit aussi que la maladie reste "silencieuse"). D'authentiques lésions de SEP sont parfois découvertes lors d'un examen radiologique alors que le patient n'a jamais présenté de symptômes.

  • Atrophie
    Diminution de volume d'un muscle ou d'un organe. Par exemple en cas de paralysie d'un membre, les muscles correspondants peuvent s'atrophier (amyotrophie).

  • Auto-immunité
    Anomalie de l'immunité qui conduit certains individus à réagir contre une partie de leur organisme, par l'intermédiaire d'auto-anticorps. Dans le cas de la SEP, des auto-anticorps dirigés contre la myéline sont parfois retrouvés dans le liquide céphalo-rachidien (LCR). Il est difficile de dire si ces auto-anticorps sont responsables de la destruction de la myéline (démyélinisation) ou s'ils sont seulement fabriqués en réaction à cette destruction. Néanmoins, cette auto-immunité peut contribuer à la persistance des lésions.

  • Axone
    Partie du nerf en forme de fibre, qui prolonge le corps du neurone (cellule nerveuse) et qui assure la transmission de l'influx nerveux. Les axones sont situés dans la substance blanche et sont entourés d'un manchon appelé gaine de myéline. Au cours de la SEP, cette gaine de myéline et l'axone lui-même peuvent être détruits. Il s'ensuit des perturbations de la conduction de l'influx nerveux responsables des symptômes de la SEP.
B
  • Bénigne
    Se dit d'une maladie sans conséquence grave. Les manifestations de la SEP peuvent être très réduites, et la maladie peut même être asymptomatique. On a appelé SEP bénigne ce type de SEP. Le handicap demeure très léger, même après plusieurs années d'évolution (10 ans et plus), et la personne atteinte ne ressent aucune gêne.

  • Bolus
    Injection intraveineuse et à haute dose d'un médicament. Des bolus de corticoïdes sont utilisés pour traiter les poussées de SEP.
C
  • Champ visuel
    Le champ visuel d'un œil est la projection de l'ensemble des points de l'espace vus par un œil immobile fixant droit devant lui. Une baisse des performances visuelles liée à l'atteinte du nerf optique est fréquente au cours de la SEP (Névrite optique rétro-bulbaire). Elle apparaît le plus souvent progressivement sur quelques jours et se stabilise sous forme d'une atteinte diffuse de tout le champ visuel pouvant durer plusieurs semaines. Parfois, l'altération ne concerne qu'une partie du champ de vision. D'autres troubles visuels sont possibles au cours de la SEP : diplopie, nystagmus, ophtalmoplégie, ptosis.

  • Cognitif
    Relatif à la cognition, c'est-à-dire à l'ensemble des fonctions intellectuelles qui permettent d'accéder à la connaissance. Certaines fonctions cognitives peuvent être atteintes lors de la SEP, notamment l'attention, la mémoire, le raisonnement. Cette atteinte est généralement modérée et indépendante du type de SEP et de son ancienneté. Les troubles cognitifs peuvent être augmentés par certains médicaments ou par une tendance dépressive.

  • Conduction nerveuse
    Propagation de l'influx nerveux, c'est-à-dire des signaux électriques émis par le système nerveux. L'influx nerveux chemine d'un neurone à l'autre le long des axones très rapidement, la conduction étant facilitée par le manchon de myéline qui les entoure et joue un rôle d'isolant. La SEP, en altérant la myéline, ralentit la conduction nerveuse. L'influx peut être complètement interrompu si les axones sont détruits. La chaleur ralentit également l'influx nerveux et c'est pourquoi un épisode de fièvre ou un bain très chaud peuvent révéler ou aggraver des symptômes de SEP.

  • Cortex cérébral
    Partie superficielle du cerveau où se localise l'essentiel de la substance grise.

  • Corticoïdes
    (ou anti-inflammatoires stéroïdiens) Médicaments anti-inflammatoires puissants dérivés de la cortisone, une hormone fabriquée par les glandes surrénales. Les corticoïdes sont utilisés dans le traitement des poussées de SEP, généralement sous forme intraveineuse pendant quelques jours (puis éventuellement en comprimés pendant une ou deux semaines). Ils permettent de diminuer la durée et/ou l'intensité des poussées, mais ils n'ont pas d'action sur le cours de la maladie : les corticoïdes ne sont pas un traitement de fond de la SEP.

  • Cytokine
    Substance sécrétée notamment par les globules blancs pour organiser et moduler la défense immunitaire. Les interférons et les interleukines sont des cytokines. Certaines déclenchent la réaction immunitaire, d'autres la freinent. Dans la SEP, plusieurs cytokines favorisant l'inflammation semblent impliquées ; elles sont retrouvées dans les plaques et le liquide céphalo-rachidien (LCR). Les cytokines peuvent aussi être une voie de recherche pour des médicaments : par exemple, l'interféron bêta a montré son efficacité à modifier le cours de la SEP.
D

  • Déficit
    Manque d'une substance biologique ou défaut d'une fonction de l'organisme ; par exemple, on peut parler de déficit en fer lors de certaines anémies ou de déficit moteur en cas de paralysie. La SEP peut être à l'origine de divers déficits neurologiques : moteurs, sensitifs, visuels.

  • Dégénérescence
    Dégradation d'un organe, d'un tissu ou de cellules qui perdent toute activité.

  • Démyélinisation
    Destruction de la myéline qui gaine les axones des cellules nerveuses. C'est la lésion fondamentale de la SEP. Selon l'importance de la démyélinisation, la conduction de l'influx nerveux peut être diminuée ou complètement interrompue. Un certain degré de remyélinisation est possible.

  • Diplopie
    Perception visuelle dédoublée d'un même objet unique (formation des images d'un objet fixe en des points non correspondants de la rétine). La diplopie est parfois révélatrice de la SEP. Elle est due à une paralysie des muscles du globe oculaire (ophtalmoplégie) liée le plus souvent à une atteinte du VIe nerf crânien.

  • Dysarthrie
    Trouble de l'élocution dû à une paralysie ou un spasme des organes nécessaires à la parole : langue, lèvres etc.

  • Dysphagie
    Douleur ou gêne à la déglutition. Une dysphagie peut survenir au cours de l'évolution d'une SEP et être à l'origine de toux et de "fausses routes" (passage de nourriture dans la trachée). Une rééducation est possible. Si l'alimentation est trop perturbée par les troubles de la déglutition, une adaptation de la nourriture est nécessaire (aliments sous forme de purées).

  • Dysurie
    Difficulté à uriner : les mictions (action d'uriner) sont lentes, pénibles mais non douloureuses, en plusieurs fois, avec souvent la nécessité de pousser. La SEP entraîne fréquemment des troubles urinaires comme la dysurie et surtout les mictions impérieuses ou pressantes et la pollakiurie. Le traitement de la dysurie dépend de la nature précise du trouble de la vessie. Le résidu d'urine dans la vessie peut favoriser les infections urinaires. Pour plus d'informations voir également Troubles urinaires et Sclérose en Plaques.
E
  • ECBU (Examen cyto-bactériologique des urines)
    Analyse d'urine permettant de détecter une infection urinaire. L'ECBU doit être effectué après une toilette locale soigneuse, si possible sur les urines du matin. Si une bactérie est isolée, il est possible d'étudier sa sensibilité aux antibiotiques en réalisant un antibiogramme.

  • EDSS (Score)
    Echelle de cotation du handicap lié à la SEP, variant de 0 à 10 et fondée principalement sur les capacités à la marche : à EDSS 3 le handicap est modéré et le patient est autonome pour la marche, à EDSS 6 une canne est nécessaire pour parcourir 100 mètres. La mesure répétée de l'EDSS au cours de la vie d'une personne atteinte de SEP permet d'évaluer le degré d'évolution de la maladie.

  • Équilibre (Troubles de)
    Etourdissements, vertiges, démarche hésitante peuvent apparaître au cours d'une SEP. Parfois la maladie commence par un grand vertige rotatoire (sensation de tourner sur soi-même ou de rotation de l'environnement autour de soi). Les troubles de l'équilibre sont volontiers accompagnés de nausées ou de vomissements, parfois d'un nystagmus.

  • Ergothérapie
    Méthode de rééducation basée sur l'exécution de travaux manuels.

  • Étiologie
    Etude des causes des maladies et, par extension, origine d'une maladie. L'étiologie de la SEP est encore imparfaitement connue ; la maladie est considérée comme multifactorielle, c'est-à-dire due à plusieurs causes qui agissent ensemble.
F
  • Familiale (maladie)
    Maladie touchant plusieurs membres d'une même famille, ce qui fait suspecter une origine génétique. La SEP est plus fréquente dans certaines familles, et 10 à 15% des personnes atteintes de SEP ont un membre de leur famille également touché. L'origine génétique de la SEP n'est cependant pas certaine.

  • Fatigue
    La fatigue affecte environ 80% des personnes atteintes de SEP. Elle est surtout importante le soir, avec une sensation d'épuisement et augmente par temps chaud et humide. La fatigue liée à la SEP est indépendante d'une éventuelle dépression et peut être très invalidante. Il est possible d'apprendre à gérer la fatigue en planifiant les activités quotidiennes et les temps de repos : c'est l'un des aspects de la rééducation qui peut être proposée aux personnes atteintes de SEP. Un aménagement du domicile peut contribuer à économiser temps et énergie.
G
  • Gadolinium
    Substance injectée lors des examens d'IRM pour permettre une mise en évidence des lésions inflammatoires récentes du système nerveux : on parle de lésions rehaussées par le gadolinium.
H
  • Handicap
    Gêne due à une déficience d'une fonction et limitant la personne dans ses activités quotidiennes. Dans la SEP, un handicap peut être lié aux troubles de la marche, de la vision, de la parole, etc. Le handicap moteur d'une personne atteinte de SEP est mesuré à l'aide de l'échelle EDSS.

  • Héréditaire
    Qui se transmet des parents aux enfants. La SEP n'est pas une maladie héréditaire, mais le risque de présenter une SEP augmente si un des membres de la famille est déjà atteint. Aucun des gènes prédisposant à la SEP n'a encore été identifié.

  • HLA (système)
    Système de groupes comparable à celui des groupes sanguins, mais porté par les globules blancs (leucocytes) et les tissus de l'organisme au lieu des globules rouges. C'est un peu une carte d'identité biologique, qui marque la personnalité de l'individu. Le système HLA conditionne par exemple la compatibilité des greffes, comme les groupes sanguins conditionnent la possibilité de transfusion sanguine. L'association de certains "marqueurs" HLA chez un individu semble prédisposer à la SEP.

  • Hypertonie
    En neurologie, augmentation du tonus musculaire. L'hypertonie peut être un signe de la SEP lors des formes évoluées, en particulier l'hypertonie des muscles des membres inférieurs permettant la station debout (spasticité). L'hypertonie peut s'accompagner d'atrophie musculaire et de douleurs.

  • Hypoesthésie
    Diminution de la sensibilité. Elle peut concerner le toucher (hypoesthésie cutanée) ou la sensibilité profonde (positionnement des membres dans l'espace). C'est un trouble assez fréquent au cours de la SEP, parfois accompagné de paresthésies
I
  • Immunité
    Ensemble des facteurs qui défendent l'organisme contre les agressions extérieures par des substances ou agents reconnus comme étrangers (appelés antigènes). Le système immunitaire met en jeu des cellules (immunité cellulaire, dirigée contre d'autres cellules, par exemple des bactéries ou des cellules infectées par des virus) et plusieurs substances dont les anticorps (immunité humorale, les cellules immunitaires agissant par l'intermédiaire des substances qu'elles produisent) spécifiquement dirigés contre des antigènes étrangers à l'organisme. L'immunité peut être perturbée de plusieurs façons : insuffisance rendant particulièrement vulnérable aux maladies infectieuses, suractivité en réponse à des substances normalement banales (allergie), fabrication d'anticorps dirigés contre des constituants de l'organisme (auto-immunité, présente dans la SEP).

  • Immunoglobuline
    Variété d'anticorps fabriquée par certains globules blancs (lymphocytes, plasmocytes). On utilise parfois des immunoglobulines pour éviter certaines maladies infectieuses chez les personnes exposées (immunoglobuline anti-tétanique par exemple). Des immunoglobulines sont présentes au sein des lésions neurologiques de SEP ou dans le LCR. Une immunoglobuline par voie intraveineuse est maintenant disponible (natalizumab) et d'autres immunoglobulines, toujours par voie intraveineuse sont en cours d'étude pour le traitement de la SEP.

  • Immunomodulateurs
    Médicaments agissant sur le système immunitaire en diminuant certaines réactions et en en augmentant d'autres. Les interférons bêta et l'acétate de glatiramère utilisés pour le traitement de fond de la SEP sont des immunomodulateurs.

  • Immunosuppresseurs
    Médicaments diminuant ou supprimant les défenses immunitaires. Ils sont utilisés dans les maladies où les réactions immunitaires sont trop importantes ou en prévention du rejet lors des greffes d'organes.

  • Impuissance
    Difficulté ou impossibilité de pratiquer l'acte sexuel. Les troubles sexuels sont fréquents au cours de la SEP, chez l'homme comme chez la femme. A lire également Troubles sexuels et Sclérose en Plaques.

  • Inflammation
    Ensemble de réactions produites par l'organisme lors de l'atteinte de son intégrité tissulaire par tout type d'agression : infectieuse, physique (blessures, radiations.), chimique (toxiques), antigènes étrangers (greffes) ou faussement reconnus comme étrangers (auto-immunité). L'inflammation comporte une succession de modifications selon un ordre défini : dilatation des vaisseaux sanguins avec œdème (infiltration des tissus par le sérum sanguin qui traverse la paroi des vaisseaux), puis multiplication et attraction des globules blancs (leucocytes) sur la zone inflammatoire, enfin réorganisation et réparation des tissus. Lors de la SEP, une réaction inflammatoire intense a lieu avec la démyélinisation, en particulier dans les plaques récentes.

  • Interférons bêta
    Protéines fabriquées par les globules blancs (ou leucocytes). Ce sont des cytokines. les interférons sont classés en 3 grandes familles : alpha, bêta et gamma. Les interférons bêta sont doués de propriétés antivirales et régulent l'immunité. Dans leur forme synthétique obtenue par biotechnologie, ils sont utilisés en injections dans le traitement de fond de la SEP : ils réduisent le nombre et l'intensité des poussées et retardent la survenue d'une nouvelle poussée.

  • Intrathécal
    Littéralement, situé dans une enveloppe ; en pratique, ce terme s'emploie pour désigner la localisation d'une substance dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) situé dans les méninges. Dans la SEP, il existe une sécrétion intrathécale d'immunoglobulines.

  • IRM (Imagerie par résonance magnétique)
    Technique récente et sophistiquée de radiologie utilisant des champs magnétiques. La qualité des images est supérieure à celle obtenue avec les rayons X (scanner) et l'IRM est utilisée pour explorer le système nerveux, les os et la circulation sanguine. Elle permet de confirmer la SEP en montrant des lésions (plaques) disséminées dans l'espace et le temps : il est possible de distinguer les lésions récentes (rehaussées par le gadolinium, c'est-à-dire rendues plus visibles) des lésions anciennes
K
  • Kinésithérapie
    Méthode de traitement basée, au sens strict du terme, sur l'application de mouvements. Les kinésithérapeutes sont, comme les infirmières, des auxiliaires médicaux agissant sous le contrôle d'un médecin. Ils jouent un rôle majeur dans la rééducation des personnes atteintes de SEP.
L
  • LCR (liquide céphalo-rachidien)
    Liquide entourant le système nerveux central et compris entre 2 feuillets des méninges ("arachnoïde" et "pie-mère"). Le LCR des personnes atteintes de SEP est modifié et comporte plus de protéines et de cellules que la normale. Pour prélever du LCR, on pratique une ponction lombaire (PL).

  • Leucocyte
    Nom scientifique du globule blanc. Les leucocytes sont "les" cellules de la réaction immunitaire. Plusieurs sortes de leucocytes existent :
    • polynucléaires ou granulocytes,
    • lymphocytes,
    • monocytes.

  • Lymphocyte
    Sorte de globule blanc de petite taille présent dans le sang, la moelle osseuse et certains tissus de l'organisme. Les lymphocytes sont très impliqués dans l'immunité, soit en fabriquant des anticorps (lymphocytes B) soit en devenant des cellules de défense spécialisées (lymphocytes T)
M
  • Maladie inflammatoire
    Maladie due à une réaction inflammatoire anormale, souvent d'origine auto-immune (voir auto-immunité). Des maladies inflammatoires peuvent affecter de nombreux organes : articulations, appareil digestif, peau, système nerveux. La SEP est une maladie inflammatoire du système nerveux central.

  • Médullaire
    Relatif à la moelle. En neurologie, il s'agit de la moelle épinière située à l'intérieur de la colonne vertébrale et faisant partie du système nerveux central, au même titre que le cerveau. De la moelle épinière émergent les racines des nerfs (système nerveux périphérique). Les formes médullaires de la SEP touchent la substance blanche de la moelle épinière. Il ne faut pas confondre la moelle épinière avec la moelle osseuse, terme utilisé en hématologie (science médicale qui s'intéresse au sang) et qui désigne la moelle des os où sont fabriquées les cellules sanguines.

  • Méninges
    Membranes entourant le cerveau et la moelle épinière. On distingue 3 couches de méninges : la "dure-mère" au contact des os du crâne et des vertèbres, la "pie-mère" tapissant le système nerveux central et, entre les deux, "l'arachnoïde". Entre arachnoïde et pie-mère circule le liquide céphalo-rachidien (LCR). L'inflammation des méninges, le plus souvent d'origine infectieuse, est la méningite.

  • Miction
    Action d'uriner. Les troubles de la miction sont fréquents au cours de la SEP et dus à l'atteinte des voies nerveuses qui conditionnent le fonctionnement de la vessie et de son sphincter. Selon la localisation de cette atteinte, les mécanismes des troubles sont différents mais les symptômes peuvent être les mêmes : fuites d'urines (incontinence), mictions trop fréquentes (pollakiurie), trop pressantes (mictions impérieuses) ou difficiles (dysurie). C'est pourquoi un bilan urodynamique (ensemble d'examens explorant le fonctionnement de la vessie) est généralement nécessaire pour déterminer précisément le trouble mictionnel en cause et décider du traitement. Pour plus de détails voir également Troubles urinaires et Sclérose en Plaques.

  • Multifactoriel
    Phénomène dû à l'action de plusieurs facteurs. La SEP est une maladie multifactorielle : en présence d'une prédisposition génétique, elle est déclenchée par des facteurs immunitaires liés à l'environnement probablement survenus au cours de l'enfance.

  • Myéline
    Substance disposée en manchon le long des prolongements (axones) des cellules du système nerveux central ou périphérique (neurones). En formant une gaine autour de l'axone, la myéline se comporte comme un isolant et accélère la conduction des phénomènes électriques qui forment l'influx nerveux. Au cours de la SEP, la myéline du système nerveux central est altérée voire détruite (démyélinisation) par le système immunitaire.

  • Myélite
    Inflammation de la moelle épinière qui peut être d'origine infectieuse (poliomyélite par exemple) ou immunologique. Certaines myélites peuvent évoluer vers la SEP.
N
  • Neurologie
    Branche de la médecine s'intéressant aux maladies du système nerveux (à l'exclusion des maladies psychiques, qui relèvent de la psychiatrie). En France, la première chaire de neurologie fut attribuée à Charcot, qui décrivit la SEP et d'autres grandes maladies neurologiques. Cette discipline resta longtemps purement clinique mais l'arrivée de nouveaux moyens de diagnostic (IRM par exemple) et de traitements efficaces sur certaines maladies l'ont considérablement fait progresser depuis une vingtaine d'années.

  • Neurone
    Cellule nerveuse. Les neurones sont les éléments de base du tissu nerveux ; ils conduisent l'influx sous la forme de messages électriques passant d'un neurone à l'autre le long de prolongements nommés axones. Le corps des neurones se trouve dans la substance grise et les axones dans la substance blanche. Le point de contact entre deux neurones est appelé synapse.

  • Névrite optique rétro-bulbaire (NORB)
    Inflammation du nerf optique responsable d'une baisse de l'acuité visuelle et/ou d'une altération de la vision des couleurs. Une douleur du globe oculaire est fréquemment associée aux troubles visuels et les précède parfois. La NORB est souvent le signe révélateur d'une SEP, en particulier chez les sujets de moins de 30 ans (plus d'une fois sur 5). La récupération de l'acuité visuelle après une NORB est le plus souvent excellente.

  • Nystagmus
    Mouvements involontaires et saccadés du globe oculaire. Ces mouvements peuvent être horizontaux, verticaux, voire rotatoires; ils peuvent accompagner une paralysie des muscles de l'œil (ophtalmoplégie). Dans la SEP, la présence d'un nystagmus correspond à une démyélinisation des voies de l'équilibration dans le tronc cérébral ou le cervelet
O
  • Observance
    Respect de la prescription médicale par le patient.

  • Oligoclonal
    Qui se rapporte à un petit nombre de clones cellulaires, c'est-à-dire de groupes de cellules toutes issues de la même cellule initiale, donc génétiquement identiques. Concernant la SEP, on trouve des immunoglobulines oligoclonales dans le LCR : ces immunoglobulines sont toutes fabriquées par quelques clones cellulaires. Dans certaines maladies du sang, il existe une production anormale d'immunoglobulines monoclonales (issues d'un seul clone).

  • Oligodendrocyte
    Cellules présentes entre les neurones, dans la substance grise du système nerveux central. Les oligodendrocytes fabriquent la myéline. Lors de la SEP, leur destruction est possible, et leur restauration fait l'objet de recherches scientifiques.

  • Ophtalmoplégie
    Paralysie des muscles de l'œil. Selon les muscles atteints, on distingue l'ophtalmoplégie externe (muscles assurant la mobilité du globe oculaire et de la paupière) et l'ophtalmoplégie interne (pupille). Elle peut s'accompagner de nystagmus.
P
  • Parésie
    Paralysie partielle se traduisant par une diminution de la force musculaire.

  • Paresthésie
    Sensation désagréable et anormale soit parce qu'elle survient sans stimulation (fourmillements par exemple) soit parce que la perception est déformée. Les paresthésies font partie des troubles de la sensibilité souvent observés au cours de la SEP et peuvent même révéler la maladie : sensation de ruissellement de liquide, engourdissement et fourmillements des membres inférieurs. Un signe fréquent est la sensation d'une décharge électrique dans la colonne vertébrale lors des mouvements de flexion de la tête : c'est le signe de Lhermitte.

  • Plaques
    Cicatrices laissées dans le système nerveux central par l'altération de la gaine protectrice (myéline) des cellules (voir axone, neurone). Elles sont localisées dans la substance blanche, souvent autour d'une petite veine, et évoluent en deux phases : d'abord une démyélinisation plus ou moins réversible puis un durcissement irréversible des tissus (sclérose). En fonction de la localisation des plaques, les signes de la SEP sont différents ; souvent elles ne sont à l'origine d'aucun symptôme. Les plaques sont mises en évidence par un examen radiologique spécial, l'IRM, sous la forme de taches bien limitées, d'âges différents et disséminées dans le système nerveux central.

  • Pollakiurie
    Mictions
    (action d'uriner) trop fréquentes et peu abondantes. Lors d'une SEP, divers troubles urinaires surviennent souvent : difficultés à uriner (dysurie), mictions impérieuses, pollakiurie. La pollakiurie peut aussi être le signe d'une infection urinaire ; elle s'accompagne alors généralement de brûlures lors des mictions.Pour plus de d'informations voir également Troubles urinaires et Sclérose en Plaques.

  • Ponction lombaire (PL)
    Introduction d'une aiguille entre les méninges, au niveau lombaire, pour prélever du liquide céphalo-rachidien (LCR) ou injecter un produit. La PL est réalisée entre la 4° et la 5° vertèbre lombaire, sur la moelle épinière.

  • Potentiels évoqués
    Examen par lequel on enregistre l'activité électrique du système nerveux après des stimulations provoquées et stéréotypées. On explore les voies nerveuses de la vision, de l'audition ainsi que la motricité et la sensibilité des membres. Les potentiels évoqués sont anormaux dans la majorité des cas de SEP et dans d'autres maladies neurologiques. Ils permettent de confirmer le diagnostic ou de détecter des atteintes discrètes.

  • Poussée
    Lors de la SEP, la poussée est définie par l'apparition, la réapparition ou l'aggravation, en l'absence de fièvre, de symptômes et de signes neurologiques, durant au moins 24 heures, avec régression totale ou partielle. Pour être distinctes, deux poussées doivent débuter à plus de 30 jours d'intervalle. Les poussées peuvent durer plusieurs semaines puis une récupération est fréquente ; parfois, des séquelles persistent. Certains facteurs favorisent la survenue d'une poussée, par exemple une infection virale, un accouchement, un stress important.

  • Progression
    Dans la SEP, aggravation neurologique continue depuis 6 mois au moins, qu'il y ait ou non des poussées. L'évolution régulière du handicap définit certaines formes de SEP (SEP progressives) par opposition à un autre type : la SEP de forme rémittente évoluant par poussées. On surveille la progression du handicap par un score appelé EDSS.

  • Pronostic
    Prévision de l'évolution d'une maladie. La SEP est par nature assez imprévisible, au moins au début. Néanmoins, certains facteurs peuvent suggérer un bon pronostic : début avant l'âge de 40 ans, par des troubles visuels ou de la sensibilité, avec un long intervalle entre les deux premières poussées.

  • Protéine basique de la myéline (PBM)
    Constituant de la myéline contre lequel des anticorps sont souvent dirigés lors de la SEP (anticorps anti-PBM). Ces anticorps sont trouvés dans d'autres maladies neurologiques et leur rôle dans la SEP n'est pas parfaitement connu.

  • Psychothérapie
    Traitement faisant appel uniquement à des moyens psychologiques pour soigner des personnes atteintes de troubles mentaux ou physiques. On peut y avoir recours dans la SEP pour aider le patient à mieux supporter sa maladie, à organiser sa vie en conséquence et à surmonter les périodes éventuelles de dépression . Elle peut également permettre d'apprendre à gérer le stress, source de fatigue et d'aggravation de la SEP.

  • Ptosis
    Chute de la paupière supérieure due à l'atteinte d'un nerf oculaire.
R
  • Récepteur
    Structure située dans une cellule et dont le rôle est de se lier spécifiquement à une substance fabriquée par d'autres cellules ou étrangère à l'organisme ; la liaison de cette substance sur le récepteur active la cellule et provoque une action programmée. Ce phénomène intervient dans de nombreuses réactions biologiques, notamment dans l'acquisition de l'immunité. Par exemple, les lymphocytes T portent des récepteurs pour se lier aux substances étrangères et les détruire. La structure précise de ces récepteurs peut varier entre les individus et elle est déterminée génétiquement. Certaines caractéristiques des récepteurs des lymphocytes T prédisposent à la SEP: les lymphocytes deviennent auto-immuns (voir auto-immunité) et attaquent la myéline du système nerveux central. Une des voies de recherche pour des traitements futurs de la SEP explore les actions possibles sur ce genre de récepteurs.

  • Récurrence
    Nouvelle poussée, identique ou non aux précédentes.

  • Rééducation
    Ensemble des moyens dont l'objectif est de recouvrer complètement ou partiellement l'usage d'une fonction ou de compenser un handicap. On peut rééduquer la parole, la marche, la miction par exemple. Au cours de la SEP, elle a aussi pour but de préserver les capacités musculaires, d'apprendre au patient à gérer ses efforts pour minimiser la fatigue, et dans les formes plus évoluées à s'adapter au handicap. La rééducation est proposée de plus en plus tôt au cours de l'évolution de la SEP car elle permet de bénéficier d'une meilleure qualité de vie.

  • Rémission
    Stabilisation des signes de SEP pendant au moins 1 mois.
S
  • Sclérose en plaques (SEP)
    Maladie inflammatoire du système nerveux central caractérisée par une démyélinisation ; elle est responsable de la formation de plaques cicatricielles disséminées de façon aléatoire dans le cerveau ou la moelle épinière. Elle atteint plus de 40 à 50 000 personnes en France et débute surtout chez des adultes jeunes, plus volontiers des femmes (3 femmes pour 2 hommes). Certaines populations sont plus exposées que d'autres et, en Europe, la fréquence de la maladie décroît du nord au sud. La SEP fut décrite par Charcot au XIXème siècle ; jusqu'à la fin du XXème, le diagnostic se faisait uniquement sur les signes cliniques et aucun traitement n'était disponible. Aujourd'hui, des examens complémentaires permettent de faire le diagnostic de SEP plus facilement (en particulier l'IRM) et des traitements (immunomodulateurs ou immunosuppresseur) peuvent en ralentir l'évolution. Cependant aucun examen ne peut permettre d'affirmer formellement une SEP et l'analyse précise des signes cliniques reste fondamentale. L'utilisation de critères de diagnostic permet de porter plus facilement et plus rapidement qu'autrefois le diagnostic de SEP, et ainsi de l'annoncer de plus en plus tôt. Dans la démarche diagnostique, on parle d'abord de SEP probable puis de SEP confirmée quand certains critères sont remplis (critères de Mc Donald). Tout cela explique qu'il peut s'écouler du temps entre l'apparition des premiers signes et le diagnostic de SEP.

  • Sclérose en plaques de forme rémittente évoluant par poussées
    Forme la plus répandue de SEP (environ 80% des cas) au cours de laquelle les symptômes surviennent brutalement (poussées), persistent quelque temps puis diminuent ou disparaissent (rémission). Après quelques années, cette forme peut évoluer différemment et le handicap s'aggrave progressivement avec ou sans poussées (SEP de forme secondairement progressive).

  • Sclérose en plaques de forme secondairement progressive
    Forme de SEP où, après une phase de poussées et de rémissions, le handicap s'aggrave de façon continue pendant plus de 6 mois. Des poussées sont encore possibles et les rémissions sont seulement partielles.

  • Sclérose en plaques primaire progressive
    Forme de SEP évoluant de façon continue depuis le début, avec ou sans poussées, avec une augmentation du handicap pendant au moins 6 mois. Elle touche des sujets plus âgés que la SEP de forme rémittente évoluant par poussées.

  • Score
    Résultat chiffré de tests utilisés en médecine pour évaluer telle ou telle fonction. Concernant la SEP, on quantifie le handicap grâce à une échelle de cotation (échelle de Kurtzke) qui permet de déterminer le score EDSS.

  • Sensibilité
    Propriété de certaines parties du système nerveux de percevoir des sensations tactiles, thermiques, douloureuses ou posturales. Différents troubles de la sensibilité peuvent exister lors de la SEP : douleurs, anesthésie localisée, paresthésies. Parfois, les troubles affectent la sensibilité profonde des membres et sont responsables de problèmes à la marche ou de gestes malhabiles.

  • Séquelles
    Lésions ou troubles qui persistent après la fin d'une maladie. Au cours de la SEP, on parle de séquelles quand la récupération après une poussée n'est pas complète.

  • Spasticité
    Exagération du tonus (hypertonie) des muscles qui luttent contre la pesanteur : extenseurs des membres inférieurs, fléchisseurs des membres supérieurs. Dans les formes évoluées de SEP, une spasticité est fréquente et elle peut compenser une faiblesse de la marche en facilitant la station debout. C'est pourquoi la spasticité n'est pas toujours combattue. Néanmoins, si elle gêne la marche ou si elle est à l'origine de douleurs, des traitements existent.

  • Sphincter
    Muscle entourant un orifice et permettant son ouverture et sa fermeture. La SEP peut altérer le fonctionnement des sphincters, en particulier de la vessie (voir miction). Les troubles du sphincter de l'anus sont plus rares.

  • Substance blanche
    Partie du système nerveux central (encéphale et moelle épinière) qui comporte essentiellement les prolongements recouverts de myéline (axones) des cellules nerveuses (neurones). C'est essentiellement la substance blanche qui est le siège des plaques de la SEP.

  • Substance grise
    Partie du système nerveux central qui renferme les corps des cellules nerveuses (neurones) et d'autres éléments nécessaires à leur fonctionnement. Les oligodendrocytes qui fabriquent la myéline de la substance blanche sont situés dans la substance grise. Le cortex cérébral est fait de substance grise.

  • Symptôme
    Manifestation d'une maladie perçue par le malade, par opposition aux signes objectifs constatés par le médecin lors de l'examen du patient. Les symptômes de la SEP sont très divers d'une personne à l'autre et d'une poussée à l'autre ; ils dépendent de la localisation des plaques dans le système nerveux central. Les premiers symptômes de la SEP sont le plus souvent des troubles de la vision, de la motricité ou de la sensibilité.

  • Système nerveux central (SNC)
    Tissu nerveux fait de substance blanche et de substance grise formant l'encéphale (le cerveau, le tronc cérébral et le cervelet) et la moelle épinière. Il est enveloppé par les méninges où circule le liquide céphalo-rachidien (LCR). La boîte crânienne et la colonne vertébrale le protègent. La SEP atteint le SNC, essentiellement la substance blanche. Le SNC s'oppose au système nerveux périphérique, qui comprend les structures nerveuses situées en dehors des méninges (nerfs et leurs racines).
T
  • Thérapie génique
    Traitement consistant à introduire du matériel génétique dans les cellules pour pallier la déficience d'un gène.

  • Traitement de fond
    Dans la SEP, traitement servant à prévenir l'apparition de poussées et à ralentir la progression de la maladie. Les interférons bêta par exemple sont un traitement de fond de la SEP, à la différence des corticoïdes qui ne sont utilisés que lors des poussées.

  • Transaminases
    Substances dosées dans le sang et dont l'augmentation témoigne d'une atteinte du foie, ou plus rarement des muscles. Dans les analyses de sang, elles sont dénommées SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT. La surveillance des transaminases est nécessaire lors des traitements de fond de la SEP pour dépister un effet secondaire responsable d'une altération du fonctionnement du foie. Un arrêt du traitement est parfois nécessaire.

  • Transmission
    Passage d'un individu à un autre. Lorsqu'elle est génétique, la transmission concerne des caractéristiques physiques ou biologiques qui peuvent prédisposer à certaines maladies. La SEP est une maladie multifactorielle où, en plus de la composante génétique (voir familial, héréditaire), doivent intervenir d'autres facteurs. Mais, même si certains facteurs viraux jouent probablement un rôle dans son apparition, la SEP ne se transmet pas par contagion.
V
  • Ventricule
    Cavité allongée et aplatie. Les plus connus sont ceux du cœur. Le cerveau a lui aussi ses ventricules (au nombre de quatre) qui communiquent entre eux, renferment et fabriquent le liquide céphalo-rachidien (LCR). Les plaques de SEP sont souvent situées à proximité des ventricules cérébraux.

  • Virus
    Agent infectieux de très petite taille qui ne peut se multiplier qu'à l'intérieur des cellules vivantes qu'il infecte et dont il utilise les constituants pour se développer. Certains virus peuvent provoquer des lésions de démyélinisation comparables à celle de la SEP mais, à ce jour, aucun n'a pu être formellement identifié comme responsable de la maladie.
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Glossaire sur la scl�rose en plaques

Dernière modification
le 15 novembre 2017